décembre 2009

Ce matin . . .

Ca, c'était ce matin dans mon jardin. On se croirait presque en Suisse. Non ?

De la neige par chez moi

 

Alors, j'y vais ou j'y vais pas ?

Ca fait déjà quelques mois que je m'interroge...

Maintenant que j'ai la certitude de pouvoir développer avec Delphi grâce à Fusion...
Alors, j'y vais ou j'y vais pas ?

 

iMac

 

Non, on va attendre l'année prochaine, j'ai déjà trouvé le moyen de passer de Canon à Nikon et ça fait assez pour l'année 2009.

 

Requêtes automatisées sur moteurs de recherche

SEOUne chose qui m'amuse beaucoup dans l'industrie du SEO et de manière plus générale dans l'utilisation des technos web à des fins mercantiles c'est l'hypocrisie qui règne dans le discours des différents acteurs...

Je ne vais pas vous parler de mailings où les opt-in, opt-out et différentes interprétations de la notion de collecte déloyale ou loyale conduisent à des positions complètement incohérentes, y compris de la part d'acteurs institutionnels comme la CNIL. Je vais plutôt vous parler d'un cas réellement concret qui se présente à moi aujourd'hui.

Dans le cadre de mon activité d'édition, via WebSynaptics, je suis actuellement en train de plancher sur la conception d'un logiciel de mesure de positionnement de sites web. Ce logiciel doit, entre autre, permettre à son utilisateur de mesurer le positionnement d'un site web dans les moteurs de recherche les plus courants relativement à une liste de mots-clés et détecter ses principaux concurrents sur ces mêmes mots-clés.

Pour arriver à cela, il n'y a pas de mystère, il faut que le logiciel interroge les moteurs de recherche et inspecte les résultats obtenus. Cela peut être fait de deux manières différentes :

  • en requêtant directement les moteurs de recherche (comme le ferait un utilisateur avec un simple navigateur)
  • en utilisant des apis (quand elles existent) fournies par les moteurs eux-mêmes

 

En regardant de plus prêt les Term Of Use des trois principaux (et seuls ?) moteurs de recherche fournissant des apis, on peut vite éliminer l'option apis (si l'on veut un mode de fonctionnement uniforme pour les trois principaux moteurs) :

  • BOSS, l'api de Yahoo, n'est utilisable que pour un site web (et pas une application), délivrant gratuitement des résultats de recherche selon des critères effectivement saisis par un humain.
  • Pour Bing, pas d'obligation de site web : une application "poste de travail" est autorisée, mais impossible de la monétiser.
  • Quant à Google et son AJAX Search API, une application "poste de travail" est autorisée (une version RESTful de l'api est même disponible), mais il n'y a aucune possibilité (légale) de retraiter les résultats retournés (notamment en terme de stockage!).

Qui plus est, il semblerait que chacun de ces trois éditeurs aient en tête un modèle économique pour rentabiliser l'accès à leurs apis. Yahoo a même déjà commencé à mettre en place une tarification par lots de requêtes. Hors de question pour moi !

 

Reste donc la première solution qui consiste à requêter directement le moteur. Là pour le coup, c'est c'était sans ambigüité. Pour prendre l'exemple de Google, les CGU il y a quelques mois comportaient cela : 

"Vous ne devez pas transmettre de requêtes automatisées d'aucune sorte aux systèmes de Google sans autorisation explicite et préalable de Google. Par « requêtes automatisées », nous entendons également l'utilisation de tout logiciel qui transmet des requêtes à Google pour déterminer le « rang » obtenu par un site Web dans les index Google en fonction de différents termes de recherche." 
 

Mais c'est devenu un peu moins clair depuis quelques semaines (les TOS ont même été remodifiées il y a quelques jours). Voici ce que ça dit maintenant :

"Vous acceptez de ne pas accéder (ou de ne pas tenter d’accéder) à tout ou partie des Services par tout moyen autre qu'à travers l'interface fournie par Google, sauf si vous y avez été expressément autorisé par Google dans le cadre d’un accord distinct."
 

C'est beaucoup plus subtil et laisse place à une certaine latitude en matière d'interprétation. Mais que vaux une petite structure face à Google en cas de "guerre ouverte" ? Si Google décide de faire la chasse aux logiciels de ranking, ça va être l'hécatombe.

 

Jusqu'à maintenant les logiciels de suivi de positionnement ont donc profité, à défaut d'une autorisation, d'une tolérance dans leur mode de fonctionnement. Quand je pense au chiffre d'affaire que doivent générer des logiciels comme SeeURank ou AgentWebRanking, ça me sidère ! Comment se battre contre des concurrents qui profitent de cette tolérance ? Comment être certain en se lançant sur ce créneau (avec les mêmes armes) que la tolérance ne va pas tourner à l'intolérance de la part des éditeurs de moteurs de recherche ? Je pense que ce serait prendre un risque de croire que la situation va perdurer. Surtout si les éditeurs de moteurs veulent "rentabiliser" leurs apis...

 

D'un autre côté, je pense que même des annonces comme celle ci ne devraient pas remettre en cause la course à la première position. Le créneau est vraiment intéressant et il mérite que l'on s'y penche sérieusement. Peut-être existe-t'il un fonctionnement hybride qui permette de se faire tout petit ? En tout cas, c'est dans cette voie là que je vais investiguer...

 

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